Comment soigner l’hyperphagie ?

Comment diagnostiquer l’hyperphagie ?

Cette pathologie qui fait partie des TCA (trouble du comportement alimentaire) est marquée par : 

  • une consommation d’aliment excessive et incontrôlable
  • qui intervient dans un temps limité
  • et qui n’est pas suivi d’un comportement compensatoire (par exemple des vomissements ou du sport à outrance pour éliminer les calories éliminées dans le cadre d’une boulimie ou d’une anorexie)
  • mais qui peut être suivi d’un sentiment de honte ou encore de culpabilité voir de dépression

L’hyperphagie, aussi appelée binge eating, et sa surconsommation de nourriture ne traduit pas un besoin métabolique et énergétique mais est le résultat d’un trouble de l’ordre psychologique ou psychique.

C’est par ailleurs le trouble des conduites alimentaires dont on parle le moins car inconnu du Grand Public contrairement à la boulimie ou à l’anorexie. Il en devient d’autant plus difficile à diagnostiquer car on ne sait pas qu’on en est atteint, et on est bien souvent seul face à ce trouble aussi appelé “polyphagie”.

Aujourd’hui les origines exactes de l’hyperphagie, aussi appelée binge eating, n’ont pas encore été révélées mais ce que l’on sait c’est que n’étant ni métabolique, ni énergétique, ni physiologique c’est du côté de ce qu’il se passe dans la tête qu’il faut chercher.

Les études se poursuivent d’ailleurs afin de connaître les causes psychologiques qui peuvent installer ce trouble ainsi que les conditions psychiques ou affectives pour permettre de le soigner plus efficacement.

D’un point de vue uniquement médicale, voici les différents points que les spécialistes des TCA vont surveiller afin d’établir la pathologie :

  1. Épisodes récurrents d’orgie alimentaire avec sentiment de perte de contrôle
  2.  Les crises sont associées à au moins 3 des critères suivants 
    1. Prise alimentaire extrêmement rapide et bien supérieure à la normale
    2. Mange jusqu’à ressentir une distension abdominale inconfortable
    3. Mange de grandes quantités de nourriture sans sensation de faim
    4. Mange seul, car se sent gêné de manger une telle quantité de nourriture
    5. Après les crises, ressent dégoût de soi, dépression ou grande culpabilité
  3. Le comportement boulimique est source de souffrance marquée.
  4. Le comportement boulimique au moins 1 fois par semaine sur une période de 3 mois
  5. Le comportement boulimique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés et n’intervient pas exclusivement au cours de l’anorexie ou de la boulimie.

Parfois une vidéo vaut mieux que des mots alors j’ai trouvé celle ci qui je trouve explique parfaitement l’hyperphagie, aussi appelée binge eating : 

Quels sont les différents soins existants ?

La difficulté que j’ai eu pour guérir mon hyperphagie, aussi appelée binge eating, vient du fait que je n’avais pas conscience d’en être atteint. Pendant longtemps j’ai pensé que c’était quelque chose de normal et que j’étais probablement trop gourmand. Mon père l’étant aussi et lui-même n’étant pas conscient de cette hyperphagie, rien n’indiquait une quelconque pathologie.

Non conscient de tout ça, on s’impose des régimes difficiles, on se convainc que la crise qu’on vient de faire sera la dernière et qu’on pourra la maîtriser sauf que malheureusement on craque de nouveau, qu’on s’impose un régime encore plus strict et ainsi de suite. C’est à ce moment-là qu’on tombe dans un cercle vicieux qui nous donne une impression de pouvoir contrôler mais qui nous rend en fait malheureux de ne pas y parvenir.

Si vous êtes dans ce cas là, la première chose que je vous conseille parce que ça a été mon cas, c’est d’en discuter avec vos proches, qui vous aideront probablement à prendre conscience de votre problème afin de consulter un médecin.

Néanmoins le premier pas vers la guérison viendra de vous même, et les différents soins que je vous propose ci dessous ne sont que des outils que les médecins vont mettre à votre disposition. Il va falloir bosser et sortir de votre zone de confort pour que ça fonctionne !

Méthode numéro 1 : Thérapie comportementales et cognitives (TCC)

La thérapie se pratique lors de séances qui sont dites actives. Si vous avez le cliché  du patient qui s’installe confortablement dans le canapé du psy pour raconter ce qui ne va pas, soyez sûr qu’ici ça n’a rien à voir.

Dans cette méthode, on réalise des exercices avec son thérapeute qu’il faut aussi réaliser entre les séances afin de s’entraîner et progressivement résoudre sa problématique. 

Le but de tout ça étant d’avoir à disposition des alternatives à la crise de boulimie hyperphagique pour répondre aux difficultés auxquelles on est confronté ou aux périodes de fatigue, d’angoisse ou de stress.

Méthode numéro 2 : Programmation neuro-linguistique (PNL)

Pour être totalement honnête, je n’ai jamais essayé cette méthode et je ne saurais pas en parler. Voici néanmoins ce que l’on trouve sur internet pour que vous puissiez vous faire une idée :

La PNL travaille sur différents niveaux et s’attache à analyser comment fonctionne le patient :

  • Ce qu’il pense 
  • Ce qu’il croit
  • Ce qui est important pour lui
  • Ce qu’il se passe lorsqu’il est confronté à ses problématiques

Elle lui permet ensuite de mobiliser les capacités qui lui sont propres afin d’atteindre un objectif qu’il aura lui-même défini puis le praticien aide le patient avec des outils thérapeutique comme les associations ou les ancrages, les dissociations, le travail sur les processus internes…

Méthode numéro 3 : L’hypnose

Vous vous en doutez, l’hypnose lorsqu’elle est thérapeutique ne ressemble en rien à ce que l’on peut voir à la télévision notamment avec des émissions comme Mesmer.

Dans mon cas c’était un type particulier d’hypnose dite Ericksonienne et utilisant des suggestions mentales d’images sécurisantes en faisant appel à des métaphores ou des symboles. Cela permet d’entrer dans un état de conscience modifié et du coup d’aller modifier les sentiments liés à certaines situations.

Dans les faits, mon praticien me parlait et focalisait mon attention sur un point précis comme un paysage, un lieu, un sentiment qu’on apprécie et qui nous rassure puis me dirigeait vers cet état de conscience modifié dont je parlais plus haut. C’est à ce moment précis que l’on rentre en hypnose.

Autres méthodes :

En faisant des recherches pour écrire cet article je suis tombé sur des méthodes que je ne soupçonnait pas pour guérir l’hyperphagie, aussi appelée binge eating,  mais qui pourront peut être correspondre à certains :

  • La thalassothérapie permettrait grâce à l’eau de mer d’avoir des effets bénéfiques en améliorant les sensations du corps.
  • La consommation d’extraits de guarana permettrait grâce à ses bienfaits antidépresseurs et psychostimulants d’avoir aussi des effets bénéfiques.

Je n’ai jamais utilisé ces méthodes mais de mon point de vue elles doivent être utilisées en complément d’une des trois premières méthodes permettant de travailler sur le problème profond lié à cette hyperphagie, aussi appelée binge eating.

Retour sur mon expérience

Dans mon cas, c’est l’hypnose que j’ai utilisé pour résoudre ma problématique liée à mes crises d’hyperphagie, aussi appelée binge eating.

Cela pourrait faire l’objet d’un article complet mais voici ces quelques lignes afin que vous puissiez comprendre le processus que cela a engendré et comment ça m’a permis de de guérir ou presque.

Il y’a eu deux phases lors de ce processus :

  1. Une première phase de 3 séances il y a quelques années qui me permettait après chaque séance de mieux comprendre ces crises, leurs origines et comment elles se déclenchent. Ces séances m’ont permis d’en apprendre énormément sur moi même, ça a été un tournant dans ma vie. C’est suite à ces séances que j’ai compris qu’il était nécessaire de me créer un cadre, une routine et des habitudes si je voulais pouvoir contrôler ces crises.
  2. Une seconde phase de 3 séances cette année, après un épisode de burn-out m’empêchant de respecter mon cadre et entraînant une multiplication des crises. Comme précédemment, ces séances ont été très bénéfiques. Elles m’ont permis de repartir de l’avant mais surtout elles m’ont permis de comprendre que ces crises d’hyperphagie faisaient partie de moi, que c’était parfait que j’ai appris à les contrôler mais que pour celles où ça n’était pas possible et qui arrive désormais très rarement, il fallait que je vive avec et que je les acceptent 

En écrivant cet article, j’ai pu prendre du recul sur cette expérience et je me rends compte que cette expérience d’hypnose est allée bien au-delà que simplement régler mes crises d’hyperphagie, aussi appelée binge eating.

Le travail et les progrès réalisés pendant et après ces séances ont été le ciment d’un changement plus vaste et qui fait qu’aujourd’hui je souhaite et j’apprécie toujours m’améliorer et être une meilleure version de moi-même.

C’est ce que je souhaite transmettre à travers ce blog, j’espère que vous le ressentirez et que cela vous aidera à faire le premier pas vers ce changement !

 

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