Quels sont les facteurs favorisant une crise d’hyperphagie ?

S’il est difficile de lutter contre ses crises d’hyperphagie, il y’a tout de même des facteurs ou des situations qui privilégient ces crises et sur lesquels on peut travailler afin de diminuer les moments où l’on doit faire face à celles-ci. En voici quelques-uns qui pourront vous permettre d’aller au devant de ces situations et de diminuer la fréquence d’apparition des crises d’hyperphagie

Facteur numéro 1 : La fatigue

C’est un des premiers facteurs que j’ai remarqué car dès lors que j’étais fatigué soit parce que je n’avait pas suffisamment dormi soit parce que j’avais eu une journée ou une semaine difficile les crises se multipliaient. La fatigue est l’un des pires facteurs puisqu’en plus de privilégier ce besoin de manger, il attaque aussi la volonté qu’on peut avoir d’y résister.

Mon conseil : Gagner du temps de sommeil en vous couchant plus tôt petit à petit et avancez le moment où vous vous couchez de quelques minutes tous les jours jusqu’à trouver ce qui vous convient pour vous réveiller en forme et attaquer la journée avec une volonté de fer. 

Facteur numéro 2 : L’anxiété, le stress, les angoisses

Difficile de lutter contre ces états alors que ce sont les meilleurs alliés des crises d’hyperphagie. Parfois et c’était mon cas, on ne se rend même pas compte qu’on a une nature anxieuse et il est donc difficile de la réprimer.

Mon conseil : Quand vous faites face à une situation anxieuse, de stress ou d’angoisse, prenez 5 minutes pour vous asseoir ou vous allonger et pratiquez la méditation afin de revenir au calme. Si vous n’aimez pas la méditation ou que vous ne la pratiquez pas écoutez un morceau de musique que vous affectionnez particulièrement et posez vous ces quelques questions :

  • Est ce que c’est utile que je me mette dans cet état ?

  • Est ce que c’est vraiment quelque chose de grave ?

  • Qu’est ce qui pourrait m’arriver de pire ?

Cela permet dans mon cas de prendre de la hauteur et d’aborder la situation d’une manière différente, libéré de ce stress.

Facteur numéro 3 : Les régimes, la restriction

Étant hyperphagique depuis que je suis enfant et ayant une aptitude à prendre du poids très rapide grâce à un métabolisme un peu feignant je me suis astreint toute ma vie à faire des régimes, à supprimer des aliments, à me restreindre et donc à craquer une fois que j’avais épuisé toute ma volonté. Il est impossible de tenir ce genre de choses sur une longue période, d’expérience on finit toujours par céder et les crises qui suivent sont les pires puisqu’on compense toute la frustration accumulée.

Mon conseil : Celui-ci il est plus facile à dire qu’à faire mais si vous souhaitez perdre du gras, privilégiez une alimentation équilibrée sur le long terme avec un déficit calorique bas sur une longue période, cela permettra de répartir les efforts et de préserver votre volonté.

Facteur numéro 4 : L’ennui

C’est quelque chose qui m’arrivait souvent lorsque j’étais plus jeune. Je ne savais pas ce que j’avais envie de faire de ma vie, je n’avais pas autant de projet qu’actuellement et je faisais souvent face à des moments d’ennui qui engendraient des crises d’hyperphagie pour combler le vide.

Mon conseil : trouvez vous une passion et lancez-vous dedans afin de combler ces moments de vide. Trouvez un sport, mettez vous à apprendre d’un instrument, à peindre, à lire ou à écrire et si vous ne trouvez vraiment rien partez vous balader en forêt ou ailleurs.

Facteur numéro 5 : Les habitudes 

C’est toujours plus facile de craquer lorsqu’on a dans le frigo des aliments prêts à être mangés plutôt que des aliments qu’il est nécessaire de cuisiner. De la même manière on aura plutôt tendance à craquer si on saute des repas et si on a plus rien dans le frigo il est plus facile de craquer pour un burger du coin via un service de livraison…

Mon conseil : remplacez vos habitudes de consommation petit à petit, par exemple si vous ne mangez que des aliments déjà prêts, mettez en place un dîner par semaine ou vous cuisinez, puis remplacez les autres dans le temps. Si vous avez l’habitude dans vos courses d’acheter des choses qui facilitent le craquage, mettez en place une liste de course, ce sera plus simple pour s’y tenir et passez par le drive pour être moins tenté.

Facteur numéro 6 : La société

La pression sociale autour du corps parfait avec ses publicités vantant la minceur est telle qu’elle peut contribuer à ce phénomène de manger ses émotions et participer à l’apparition de crises d’hyperphagie. Tout cela contribue à vous faire croire que vous êtes seul dans votre cas, vous isole, alors qu’on est des millions à être comme ça !

Mon conseil : éteignez votre TV et rejoignez un groupe de personnes atteint d’hyperphagie afin d’échanger avec eux et de vous soutenir mutuellement, à plusieurs on est plus fort !

 

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