Comment j’ai (presque) guéri de l’hyperphagie ?

Qu’est ce que l’hyperphagie ?

Si tu ressens régulièrement une envie incontrôlable de manger le plus de choses possible dans un temps le plus court possible alors bienvenue au club, il y a des chances que tu sois atteint d’hyperphagie, aussi appelée binge eating !

Pour rappel, ce terme correspond à un trouble des comportements alimentaires engendrant le fait de consommer en quantité excessive des aliments sans même avoir faim ou que cela réponde à un besoin énergétique ou métabolique. Sauf que ce trouble n’est généralement pas lié à la nourriture mais plutôt à un problème psychologique. La nourriture n’est qu’une réponse.

Ce qui est difficile dans mon cas avec cette pathologie qu’est l’hyperphagie, aussi appelée binge eating, c’est que j’ai un métabolisme un peu paresseux et que cette surconsommation engendre une forte prise de poids et que j’ai été toute ma vie en surpoids ou même plus à certains moments.

C’est d’ailleurs ce qui tranche avec la boulimie puisque dans le cas de l’hyperphagie, aussi appelée binge eating, on ne se force pas à vomir ni à prendre des laxatifs, on garde les calories et on prend du poids.

Au-delà de cette prise de poids, le deuxième effet dans mon cas est la souffrance psychologique que ça crée. La frustration engendrée par le contrôle alimentaire que l’on met en place nous fait souvent craquer pour ces aliments dont on a envie mais dont on sait qu’ils sont “interdits” puis fait qu’on culpabilise ensuite d’avoir craquer et qu’on essaye d’augmenter notre contrôle alimentaire. Vous voyez le cercle vicieux qui s’installe dans ce cas ?

Comment j’ai découvert mon hyperphagie ?

Le problème avec l’hyperphagie, aussi appelée binge eating, c’est que c’est une pathologie qui n’est que très peu reconnue même encore maintenant. Je n’ai mis de mot dessus qu’il y a moins d’un an (j’avais 29 ans) alors que c’est quelque chose avec quoi je vis depuis toujours. 

Pour autant, tout le monde peut souffrir d’hyperphagie, aussi appelée binge eating, qu’on soit un homme ou une femme et peu importe son âge, n’importe qui peut avoir besoin a un moment donné de se réfugier dans la nourriture et manger à excès.

Evidemment, plus on est sensible d’un point de vue affectif, sentimental ou psychologique et plus on multiplie les possibilités de vouloir se réfugier voir de se rassurer grâce à une surconsommation de nourriture. Dans ce cadre, ce sont les adolescents et c’était mon cas qui sont le plus à risque de développer de l’hyperphagie, aussi appelée binge eating.

Il y a tout de même un point positif dans tout ça car beaucoup de gens associent ces élans de consommation abusive à un manque de volonté alors que c’est tout l’inverse. 

Nous sommes remplis de volonté et c’est une des raisons qui me pousse à rédiger ce blog qui va au-delà de l’hyperphagie, aussi appelée binge eating, car lutter contre cette pathologie est un dépassement de soi permanent. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour la combattre : en suivant des régimes, en faisant attention à ce que nous mangeons, en nous restreignant. Puis on craque et le combat reprend ! Cela entraîne des sentiments de honte, de culpabilité et de frustrations auxquels il faut faire face seul et quotidiennement. C’est donc un combat à mener sur deux fronts : la nourriture et soi-même.

Afin de vous aider à identifier si vous êtes hyperphagique, voici quelques éléments vous permettant de diagnostiquer la pathologie :

  • Des crises de boulimie récurrentes 
    • Ingestion dans un court laps de temps d’une quantité d’aliment supérieur à ce que consomment la majorité des gens dans les mêmes circonstances.
    • Incapacité à contrôler ou limité le type d’aliment ainsi que la quantité consommée
  • Ces crises sont associées à au moins trois des points suivants :
    • Manger beaucoup plus rapidement que la normale
    • Manger jusqu’à se sentir inconfortablement plein
    • Manger en grande quantité en l’absence de signaux physiques de faim
    • Manger seul (en cachette) parce qu’on est gêné de la quantité que l’on ingère
    • Ressentir du dégoût, être déprimé ou se sentir coupable après avoir mangé
  • Ces crises engendrent de la détresse.
  • Ces crises surviennent au minimum une fois par semaine et interviennent depuis au moins trois mois.
  • Ces crises ne sont pas suivies de comportements compensatoires comme des vomissements, une prise de laxatifs ou de l’exercice physique intensif qui interviendraient pour des troubles anorexiques ou boulimiques.

Comment j’ai (presque) guéri de l’hyperphagie ?

Avant toute chose je voudrais vous mettre en garde car ce témoignage est le mien et qu’il ne correspondra peut-être pas à tout le monde.

Quoi qu’il en soit, si vous vous reconnaissez dans les éléments ci-dessus, je vous invite à consulter un médecin, c’est la première étape et pour moi ça a été la plus importante !

Ce qui m’a toujours gêné dans ces crises d’hyperphagie c’est le fait de subir des changements de poids incessants et de ne jamais avoir le corps que j’aurais souhaité.

Il y’a quelques années (vers 25 ans), lassé de ces crises, de ces frustrations, de ces régimes etc j’ai pris la décision d’en parler avec mon médecin me disant que peut-être il saurait mettre des mots sur cette pathologie et qu’il pourrait m’aider à trouver des solutions pour la vaincre. 

La chance que j’ai eu c’est que cette praticienne était aussi formée à l’hypnose (ericksonienne) et m’a donc proposé de commencer une thérapie avec elle.

Autant vous le dire tout de suite, l’hypnose dont on parle n’a rien à voir avec ce que vous pouvez voir à la TV. 

C’est assez difficile à expliquer comment cela fonctionne et je ne sais pas si c’est le même résultat pour tout le monde mais toujours est-il que dès la première séance j’ai trouvé qu’il y avait du mieux.

De mon point de vue, la guérison s’est faite en deux étapes :

  1. Comprendre le contexte et les raisons dans lesquelles les crises se manifestent et créer une routine ou des habitudes empêchant ces causes d’arriver. 
  2. Comprendre que je ne suis pas infaillible et que lorsqu’une crise se manifeste il faut savoir l’accepter et ne pas la vivre comme quelque chose de négatif

C’est pour cette deuxième raison que je vous ai indiqué que j’avais presque guéri, de mon point de vue on n’en guérit pas totalement, la guérison vient du fait qu’on apprend à la contrôler, à vivre avec et à l’accepter !

 

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