Mon témoignage sur l’hyperphagie

Je n’ai jamais eu une relation facile avec la nourriture. Depuis toujours dans des périodes de stress, de fatigue, d’anxiété je me réfugie dans la bouffe et fais face à des crises au cours desquelles je dévore tout ce qui passe et qui se trouve à ma portée de main.

L’hyperphagie et moi

Je n’ai jamais été diagnostiqué hyperphagique, d’abord parce que je n’en ai jamais parlé jusqu’à très récemment et aussi parce qu’il n’existe que très peu de témoignages d’homme sur le sujet.

Ce n’est qu’il y a quelques mois d’ailleurs que j’ai découvert le nom de cette pathologie pourtant très répandue, et dont souffre mon père et à moindre échelle ma mère, en faisant des recherches sur internet. Mettre un mot là dessus m’a permis de comprendre cette “pathologie” qui m’accompagne depuis toujours.

J’ai passé la plus grande partie de ma vie en surpoids, la plupart du temps un peu enveloppé, de temps en temps bien enveloppé et une ou deux rares fois où je suis vraiment monté très haut sur la balance. Tout ce temps pendant lequel je ne connaissais pas cette pathologie qui m’accompagne quotidiennement, je l’ai passé à enchaîner tout type de régime, de restrictions, de frustrations alimentaires qui m’ont entraîné vers de nouvelles crises et de nouvelles prises de poids.

Comment se manifeste mon hyperphagie ?

Ces crises d’hyperphagie, aussi appelée binge eating, interviennent toujours dans des moments où on est plus faible, plus fatigué, stressé et anxieux ou que l’on s’ennuie et au cours desquelles le frigo peut être vidé en l’espace quelques minutes avec des associations d’aliments parfois un peu douteuses et alors qu’on a pas vraiment faim. Dans cette situation on a même plus l’impression d’être soi-même, le cerveau est déconnecté et le besoin de manger est totalement incontrôlable.

Et puis ensuite tout revient à la normal, et reste le sentiment de honte de s’être laissé dépasser à ce point par les événements, la culpabilité d’avoir ingéré autant de calorie et on efface toutes les traces de son crime en se disant que c’était la dernière fois.

Mes solutions à l’hyperphagie

Pendant très longtemps je n’ai osé en parler à personne parce que je n’étais pas à l’aise avec ça. Et puis un jour, pendant une discussion avec mes parents, on parle d’hypnose, et je me dis que je pourrais essayer ça pour lutter contre mes crises.

Ces deux séances au cours desquelles nous commençons par discuter puis suivi d’hypnose ericksonnienne changent ma vie.

Sans rentrer dans le détail, car j’imagine qu’il y’a autant de séances d’hypnose différentes qu’il y’a de personne sur terre, elles m’ont permis de mieux me connaître, de comprendre l’origine des crises et enfin de mettre un cadre en place limitant l’apparition de celles-ci.

Comment j’ai appris à vivre avec l’hyperphagie ?

Aujourd’hui je vis toujours avec ces crises, bien que je les ai drastiquement réduites, et j’ai appris à les contrôler et à les accepter. 

Avoir créé un cadre, une routine autour du sport, d’une alimentation saine et de projets professionnels et personnels participent à cette lutte contre l’hyperphagie, aussi appelée binge eating, qui je pense m’accompagnera toute ma vie.

D’ailleurs ce blog fait partie de ces projets personnels. On peut le considérer comme une sorte de thérapie. J’espère qu’il pourra aussi servir à tous ceux qui tomberont dessus et qui ne savent pas mettre de mot sur les crises qu’ils subissent comme j’aurais aimé pouvoir en mettre quand j’étais plus jeune et j’espère qu’il pourra aussi les aider à trouver des solutions pour lutter contre cette pathologie pas très grave mais très désagréable.

 

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